André
CANE, né le 25 Octobre 1908 à Airole dans la vallée
de la Nervia entre Breil et Vintimille, s'en est allé le 2 Août
2006 à Saint Jean Cap Ferrat. Quelques oeuvres d'André CANE : •
Quelques aspects de la lutte contre les Barbets dans la vallée
de la Nervia, 1942, 42. |
| Extraits
de l’homélie du Père Jean-Marie TASCHANN à la
Messe de funérailles de Monsieur André CANE.
Nous voici rassemblés nombreux,
de Beaulieu, de St-Jean-Cap-Ferrat, de Villefranche sur mer et d'ailleurs
pour dire un dernier adieu à André CANE, et entourer de
notre sympathie sa fille, son gendre, ses petits enfants et toute sa famille
qui est dans la peine. Vous êtes venus manifester tous ces liens
de parenté, d'amitié, d’affection, de respect que
nous avions avec lui. Le père d'André
CANE était originaire d'Isolabona, de l’autre côté
de la frontière, il était venu à Beaulieu comme simple
maçon, et par son travail acharné, avait créé
sa propre entreprise du bâtiment: André CANE c’est
passionné par l’Histoire, et c’est formé lui-même,
il apprends le latin et le grec, il déchiffre les archives paroissiales
et communales de Villefranche, Beaulieu et Saint Jean puis les archives
départementales et diocésaines de Nice, les archives d'Etat
de Turin, et a écrit ses livres sur l'histoire de Villefranche,
de Beaulieu, de St Hospice et de St Jean, ; il était capable, comme
le disait l'article de M. SCHAMBACHER dans Nice-Matin, de parler Italien,
Niçois, Piémontais, Ligure, Provençal, il était
aidé par une mémoire prodigieuse, je me rappelle sa dernière
conférence dans la chapelle Sancta Maria de Olivo (qu'il avait
restaurée autrefois) : il connaissait par cœur la date de
construction de toutes les villas et bâtiments de Beaulieu, le nom
des propriétaires et souvent l'histoire des familles; il m'avait
raconté, par exemple, que le presbytère de Beaulieu a été
construit en 1843; les paroissiens avaient offert des journées
de travail, car le curé habitait auparavant une maison assez éloignée,
et: il prenait froid l'hiver en venant célébrer la Messe. Avec son épouse Louise, qui nous a quitté l’an dernier, ils se connaissaient par cœur et s’aimaient tendrement, et parfois si on entendait quelques éclats de voix ils étaient principalement dus à une surdité grandissante et partagée. Sa passion pour l’histoire et le respect des monuments anciens l’a fait s’opposer efficacement contre certains promoteurs et notamment celui qui voulait détruire la chapelle de l’Ange Gardien, et je me souviens de son immense joie quand le Maire de Villefranche après avoir fait restauré la chapelle m’a invité à y célébrer la Messe, le 2 octobre jour de la fête des anges gardiens, comme elle y était fêtée autrefois. Il était convaincu de l’importance de connaître le passé, les œuvres des anciens, de tous ceux qui ont vécu et œuvré avant nous, pour mieux conduire nos choix d’aujourd’hui et de demain. Un arbre a besoin de racines solides,
autant que de nouveaux feuillages afin de s’épanouir.
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